bayonne - bai ona


La rue Argenterie,
rue de mon enfance




L'Adour, la Nive et les ponts
Le Petit Bayonne
Le Grand Bayonne
Le quartier Saint-Esprit


Une ville paraît d'autant plus belle qu'on l'aime. Bayonne n'échappe pas à cette règle. Mais elle fait objectivement partie de ces magnifiques villes de France qui savent envoûter le touriste par son caractère et son superbe cachet.


La Cathédrale Sainte-Marie et l'Hôtel de ville

Bayonne se trouve au confluent de la Nive (Errobia) et de l'Adour (Aturra)

A l'estuaire de l'Adour, enjambé par le majestueux pont Saint-Esprit, la ville est témoin du mariage entre ce fleuve gascon et la petite rivière basquaise qui descent de la montagne et l'épouse à la Place du Réduit, face à la Mairie de Bayonne.


L'Adour, le "bon" fleuve. On voit ici le confluent : la Nive (et le pont Mayou) se jetant dans l'Adour.


Le pont Saint-Esprit

Le pont Saint-Esprit, reliant le quartier du même nom sur la rive droite avec la rive opposée est resté longtemps le seul pont du Centre Ville sur l'Adour. Seule une étroite voie routière longeant la voie ferrée permettait de traverser le fleuve à l'est via le pont de fer.
Le pont Saint-Esprit était jusqu'à la seconde moitié du siècle le seul lien entre les deux rives avec le pont de fer, mixant voie ferrée et une étroite route


Le pont de fer sur lequel passe la voie ferrée ainsi qu'une étroite route

Le pont Saint Frédéric
Afin de limiter le taffic routier de transit et soulager le centre ville, le pont Saint-Frédéric, à l'est du pont de fer, offrit à la fin des années soixante-dix une alternative pour la traversée de la ville complété plus récemment par le pont de l'autoroute A64 en amont.
Enfin à la fin du XXe siècle, le pont Grenet, en aval du confluent Nive/Adour, permit enfin le contournement de la ville par l'ouest et l'accès direct à la voie rapide BAB depuis la rive droite, c'est à dire depuis la RN 10.

le pont Grenet en aval du confluent
Les quais de la Nive offrent au regard des quais superbes. Cinq ponts relient les deux rives. Depuis le confluent : les ponts Mayou, Marengo, Pannecau et le pont du Génie ont été récemment complétés en amont par un 5e pont qui permet à la voie rapide est de rejoindre le pont St-Frédéric. [Retour au début]


Entre la Nive et l'Adour se trouve le Petit Bayonne, quartier datant du Moyen Âge, méandre de petites ruelles qui font le bonheur des manifestants lors des affrontements avec des forces de l'ordre en villégiature dans la capitale Basque. Sous les arcades des maisons blanches aux volets rouges ou verts se trouvent des petites boutiques et au bout de la rue Marengo se dresse l'église Saint-André, érigée entre 1856 et 1869 dans un style néo-gothique. Ses flèches furent démolies en 1900 pour alléger le poids de l'édifice sur les fondations. L'ensemble évoque un peu Notre-Dame de Paris. Dans cette église vous pourrez suivre des offices en basque.

Le quartier St-Esprit fut rattaché à Bayonne en 1857 à cause de l'arrivée du chemin de fer et de la construction de la gare. Le "vieux Bayonne" se groupe autour de la cathédrale Saint-Marie.

L'église Saint-André
On ne peut déambuler dans le Petit Bayonne sans visiter le Musée Bonnat dont la construction date de 1896 et qui rassemble de nombreuses oeuvres prestigieuses des écoles flamande, espagnole, italienne, allemande, anglaise, hollandaise (XVIIe siècle) et française (XIIIe au XIXe siècle) et le Musée Basque abrité dans la maison Dagourette au bord de la Nive à l'extrémité "Petit Bayonne" du pont Marengo. Cette maison de négociant abrite depuis 1922 le Musée Basque et de la Tradition Bayonnaise. Elle fut entièrement rénovée entre 1991 et 2000.
Le Musée Basque

hier (1978) et aujourd'hui

A voir également, le Château-Neuf, la porte et les remparts de Mousserolles. [Retour au début]

Sur la rive gauche de la Nive et de l'Adour, entourée de ses murailles bordées de glacis aménagés en parc, le Grand Bayonne a depuis longtemps dépassé ses limites fortifiées depuis le déclassement de l'enceinte en 1907. Le Nouveau Bayonne est centré sur l'avenue Foch tandis que les allées Paulmy se sont bordées de somptueuses villas de style basque ; les lotissements ont éclos du quartier Beyris aux pavillons de style néo-basque de Marracq implantés sur l'ancien camp militaire.

Le "Vieux Bayonne" est le quartier de l'intérieur des murailles, construit autour du Château Vieux et de la Cathédrale Sainte Marie.


Villa sur les allées Paulmy


Architecture militaire médiévale, le Château Vieux protégeait l'ancien camp romain (castrum) de ses deux tours. Un puissant donjon, la Tour de Floripes, démoli en 1680 par Vauban, se dressait jadis en son centre. Il fut fortifié par les ducs de Gramont au XVIIe siècle pour maîtriser la ville.


Elle se trouvait sur le chemin des pélerins qui se rendaient à Saint Jacques-de-Compostelle.
Elle fut dressée sur les ruines d'une cathédrale romane ravagée par un incendie en 1258. Achevée en 1404, ses vitraux seront posés aux XVe et XVI siècles avec le portail ouest récemment rénové.
Son style gothique est d'inspiration champenoise.

La décoration néo-classique intérieure date de la seconde moitié du XVIIIe siècle avec l'autel en marbre.
Le cloître adjacent de la partie sud, protègera la seule porte épargnée par la Révolution Française. Il abrite les sépultures réservées aux dignitaires : dalles funéraires et enfeus de tombeaux du XIVe et XVIe siècles.
L'édifice fut restauré au XIXe siècle par Boeswillwald, disciple de Violet-le-Duc, qui fera élever les deux flèches (1858-1873).
La grande rosace date du début du XXe siècle.

Les maisons à poutres apparentes font la beauté des rues de la ville et chaque rue a son histoire. Par exemple la rue des Faures abritait les couteliers inventeurs du couteau bayonnais. Cette arme de la longueur d'un poignard n'a pas de garde ni de poignée mais un simple manche qui lui permettra d'être fixée au fusil. Elle deviendra célèbre sous le nom de baïonnette.
La rue Port-Neuf est certainement la plus pitoresque avec ses arceaux sous lesquels sont abrités bijoutiers et chocolatiers (voir ci-contre).
Ces pièces sculptées dans du chocolat sont des oeuvres de Denis ORTALI et sont exposées dans la vitrine de chez DARANATZ, 15 rue Port-Neuf
Au confluent, sur la place de la Liberté, se situe l'Hôtel de ville qui abrite aussi le théâtre. Il fut construit sur piloti par l'ingénieur Nicolas Vionnois en 1842. "Carré, entouré d'arcades, le sol du péristyle est en pierre de Bidache, les murs en pierre de taille de Laas. La salle de spectacle, circulaire au centre et couverte d'une coupole métallique, est précédée d'un grand vestibule. La décoration intérieure a été conçue dans le style italien" © Guide Gallimard 1999

Le centre ville est vivant été comme hiver, même si le sommet de l'animation est atteint lors des célèbres fêtes de Bayonne courues par tous les festayres de la région, précédées de la grande braderie qui envahit toutes les rues du Vieux Bayonne. Se déroulant du premier mercredi du mois d'août au dimanche qui suit, elles rassemblent corridas dans les arènes de Laichepaillet, crépies d'ocre et de style néo-mauresque et inaugurées en 1893 ; courses de vaches sur la place Saint-André dans le Petit Bayonne ; défilé des bandas ; corso lumineux et feu d'artifice sous le regard bienveillant du roi Léon dominant la foule du balcon de l'Hôtel de ville. [Retour au début]


Le pont Saint-Esprit sera l'élément clé du rattachement du quartier rive droite à Bayonne

En 1125 un pont de bois est jeté sur l'Adour, reliant les deux rives du fleuve. Le bourg de Saint-Esprit devient une véritable halte pour les pélerins qui vont à Saint-Jacques-de-Compostelle. Rattaché au diocèse de Dax, il est naturellement inclus dans le département des Landes à la Révolution.
Mais dans la seconde moitié du XIXe siècle, le chemin de fer arrive et la gare est construite sur la rive droite. Aussi en 1857 Saint-Esprit est-il rattaché à Bayonne et passe dans le département des Basses-Pyrénées.

Saint-Esprit abrite des immigrants juifs portugais et espagnols. Jusqu'à la fin de l'Ancien Régime on parlera de "nation portugaise de Saint-Esprit". Ils sont interdits de séjour comme commerçants dans la ville de Bayonne. A la Révolution française, devenus des citoyens comme les autres, la ville leur sera ouverte.

L'église Saint-Esprit fut remaniée au XVe et XVIe siècle mais garde un choeur de style roman. Elle abrite une magnifique sculpture en bois représentant La Fuite en Egypte datant probablement du XIVe siècle. Par la rue Maubec, où je suis né, on peut monter à la Citadelle altière et fière, qui domine le bassin de l'Adour et surveille la ville. C'est un ouvrage de Vauban qui la fit construire dans les années 1680. Elle abritait une garnison de neuf cents hommes. Aujourd'hui, elle est occupée par le 1er RPIMA spécialisé dans les opérations extérieures. [Retour au début]

 


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